Le bureau des policières de Edward CONLON

Plaisir de lecture : 18/20

j’ai aimé :

  • Plonger dans le New york années 50/60 au coté d’une policière
  • Le contraste entre la femme policière et la femme mariée victime de son mari

Le bureau des policières de Edward CONLON

Traduit par Thierry Arson
Parution le 11/05/2022 aux Editions Actes Sud
496 pages

Présentation de l’éditeur : Le Bronx, 1958. Le bureau des policières peine à gagner en crédibilité au sein du NYPD, même lorsqu’il résout des affaires sur lesquelles les hommes se sont cassé les dents. Jeune recrue issue d’une famille d’immigrés italiens catholiques, Marie Carrara essaie de trouver sa place au sein de cet univers sursaturé de testostérone. Elle refuse de se complaire dans des tâches « de femme » et n’aspire qu’à une chose : devenir enquêtrice.
Malgré son innocence et sa timidité naturelles, elle se découvre un don pour s’infiltrer…

Mon avis :

Le bureau des policières 

Marie commence sa carrière en tant que geôlière avant d’intégrer le bureau des police à New York en 1958. Sa détermination et son professionnalisme lui permettent de mener à bien ses missions d’infiltration pour les enquêtes sur les barrons de la drogue, les arrestations des avorteurs. Et oui l’avortement est encore un crime. Et puis, suivre Marie c’est retourner à une époque où être femme dans la police n’est pas vraiment acceptable.

C’est subtilement à travers des références et détails que l’auteur nous immerge dans les années 50/ 60 : la grève de la presse, le meurtre de Kennedy; la répression de l’avortement. Marie se trouve difficilement une place dans un monde d’hommes, même trouver un coéquipier est compliqué.

Mais Marie n’est pas seulement flic, elle est maman et la femme d’un flic. C’est une femme battue sous l’emprise d’un homme qui la menace mais qui fait très bonne figure devant sa famille, se dit fière de sa femme et aimant.

Marie est un personnage extraordinaire et mémorable. Toutes ses difficultés, elle les affronte de manière réfléchie et malgré toute la pression, aucun misérabilisme ni exagération ne se dégage de l’histoire. 

Ce qui est frappant et très bien construit c’est le contraste entre la femme flic maitresse des démarches, si talentueuse et douée avec la femme sous la menace de son mari. Mais même à la maison, elle affronte la situation de manière tristement impressionnante.

L’histoire est d’autant plus prenante qu’elle est inspirée de la vie d’une amie de l’auteur Marie Cyrille-Spagnuolo à partir d’entretiens et de sa biographie qui a été adapté en roman par l’auteur.

Un roman très prenant et surtout une rencontre avec une héroïne inspirante.


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