Le bûcher des vanités de Tom Wolfe

Qu’en ont pensé les lectrices optimistes ?

Elles ont aimé :

  • Le ton ironique de l’auteur qui s’acharne sur son personnage principal
  • Roman toujours très actuel

Elles ont moins aimé

  • Beaucoup de descriptions qui peuvent faire fuir ceux qui n’aiment pas ça

Le bûcher des vanités de Tom Wolfe
The Bonfire of the vanities (1987)
Traduit par Benjamin Legrand
Parution le 15 mai 1990 aux éditions Livre de poche
918 pages

Présentation de l’éditeur : Tom Wolfe devrait devenir aussi la coqueluche du public français, et son Bûcher des vanités la plus sinistre, la plus drôle, la plus juste des présentations de la vie new-yorkaise… Il s’avale avec un plaisir qui ne se dément pas. Nicole Zand, Le Monde. Le roman choc de Tom Wolfe. Où il est question de la chute d’un gagneur de Wall Street. Sur fond de convulsive fresque new-yorkaise. Vraiment saisissant ! Jean-Louis Kuffer, Le Matin . Succès phénoménal aux États-Unis, voilà un pavé qui n’a pas fini de ricocher !… C’est « the » roman encore jamais écrit sur cette ville et ses épicentres mondialement nerveux : la Bourse et les conflits raciaux… L’argent, la politique, la presse, la justice, le courage et la lâcheté, du grand spectacle en cinémascope. Véronique Le Normand, Marie-Claire. Cauchemardesque, fascinant, drôle et passionnant, Le Bûcher des vanités s’impose sans doute comme le livre qu’il faut avoir lu sur ce qui est aujourd’hui la « ville moderne » par excellence. Patrick de Jacquelot, Les Échos.

N’auriez-vous les moyens ou le temps de n’en lire qu’un seul, que ce soit ce Bûcher des vanités, cet incendie de mots éclairant la nuit contemporaine. Jean David, V.S.D.

L’avis de Cécile :

J’ai enfin lu Le bûcher des vanités de Tom Wolfe. J’ai été enthousiasmée par cette lecture, tout comme Manon.
C’est vrai que l’écriture est exigeante et il y a beaucoup de descriptions au début du roman, descriptions des milieux de travail des personnages, allant de Wall Street au commissariat du Bronx. Les protagonistes également sont nombreux, et parfaitement dépeints. La frénésie de l’atmosphère de New-York est très bien rendue ; que l’on soit un riche trader, un substitut du procureur prometteur ou un journaliste anglais, chacun essaie de trouver sa place, la meilleure place possible.
Les vanités dont parle le titre sont nombreuses : celle de Sherman, qui s’autoproclame Maître de l’Univers, celle de Kramer, qui compense sa calvitie naissante par un cou et des épaules de boeuf, celle de Peter Fallow, journaliste sans probité aucune qui se pense supérieur aux américains. Mais elles seront toutes mises à mal dans ces 900 pages foisonnantes.
Tom Wolfe aborde la ville de New-York sous plusieurs angles : la politique, la justice, la finance, les médias, et ses personnages sont issus de diverses classes sociales. La ville cosmopolite est dignement représentée.
Si ce roman a été écrit en 1987, il n’en reste pas moins terriblement actuel. En effet, l’histoire de ce fait divers transformé en jeu de dupes et en arme d’élection pour se mettre une partie de l’électorat dans la poche, pourrait tout à fait se dérouler de nos jours.

L’avis de Manon :

Somptueux roman que ce pavé qui se laisse dévorer sans aucun moment de flottement. L’auteur, à travers l’histoire de son héro, Sherman, l’auteur dresse une vision panoramique de la société américaine, d’une société gouvernée par le paraître, la manipulation de l’opinion publique.

Sherman est un maître de l’univers qui travaille à Wall street qu’on rencontre à quatre pattes en train d’essayer de passer une laisse à son chien pour le promener. C’est la seule chose qu’il a trouvé pour aller passer un coup de fil à sa maîtresse.

Un soir, alors qu’il est en voiture avec cette maîtresse, perdus dans le Bronx, ils heurtent quelque chose. C’est en lisant les journaux qu’il apprend qu’ils ont heurté un jeune homme noir qui est dans le coma.

C’est, alors, une lente déchéance pour Sherman victime de sa propre cupidité (voir stupidité) orchestrée par un révérend un peu magouilleur, un journaliste alcoolique, des enquêteurs pas très motivés mais poussés par un procureur qui veut se faire réélire et un substitut du procureur moyen qui fantasme sur beaucoup de femmes à part la sienne qui vient d’accoucher. On assiste à un acharnement de la presse et du procureur pour satisfaire le peuple qui gronde et pour qui Sherman représente la classe privilégiée, le blanc riche qui habite la V ème avenue et qu’il faut abattre pour rendre justice.

Les soutiens de Sherman sont réduits, sa femme apprenant la tromperie n’est pas très coopérative, ceux qui se présentent à sa porte sont en fait des opportunistes.  Son seul atout se révèle être un avocat que j’ai eu du mal à cerner au début impuissant, désintéressé, profiteur ?

C’est un tableau peu ragoûtant de la justice qui est dépeinte, une justice manipulée selon les procureurs en place où enquêteurs et avocats se doivent des services, passent des contrats. Un tableau de New York où chacun se positionne selon sa communauté.

Il y a des tirades sublimes des personnages qui analysent le monde dans lequel ils vivent, des scènes habilement orchestrées avec le pauvre Sherman qu’on prend en pitié tant il est malmené, humilié avant d’être déterminé à se défendre.


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