La maison des hollandais de Ann Patchett

J’ai aimé :

  • Le personnage principal Danny
  • Le lien fraternel entre les deux personnages principaux
  • le style

Ann Patchett de Ann Patchett
Traduit par Hélène Frappat
Parution le 06/01/2021 aux Editions Actes sud
320 pages

Présentation de l’éditeur : Danny Conroy grandit dans une somptueuse demeure en banlieue de Philadelphie. Malgré un père distant et une mère partie sans laisser d’adresse, il peut compter sur l’affection des sa soeur adorée, Maeve, l’intelligence et la drôlerie incarnées. Unis par un amour indéfectible, ils vivent sous l’oeil attentif des « Hollandais », les premiers propriétaires de la maison, figés dans les cadres de leurs portraits à l’huile.
Jusqu’au jour où leur père leur présente Andrea, une femme plus intéressée par le faste de la bâtisse que par l’homme qui la possède. Ils ne le savent pas encore, mais pour Maeve et Danny c’est le début de la fin. Et une fois adultes, ils n’aurontt de cesse de revenir devant la maison des Hollandais se heurter aux vitres d’un passé douloureux.

A travers le destin de ces deux quasi-orphelins, Ann Patchett tisse un roman subtil et pénétrant sur les liens et les lieux de l’enfance-qui nous hantent

Mon avis :

Premier coup de cœur de l’année dès janvier. Il ne faut surtout pas vous priver de la rencontre avec Danny. Il va vous charmer par son histoire, sa sensibilité, ses tourments, son amour pour son père, son admiration pour sa sœur et surtout sa détermination.

On rencontre Danny au cours de son enfance. Il vit avec sa grande sœur, Maeve, et son père dans une maison appelée la maison des Hollandais en banlieue de Philadelphie.

Leur père a acheté la maison et toutes les affaires laissées par les anciens propriétaires dont les portraits.  

Cette maison énorme va être l’objet de convoitise de la part de la nouvelle femme de leur père, Andrea, qui s’installera avec ses deux filles. Ces intrusions venant modifier leur équilibre.

Cette maison c’est aussi celle qu’a fui leur mère en les abandonnant et c’est celle qui deviendra une obsession  pour Maeve et Danny.

J’ai été complètement envoûtée par l’écriture et charmée par le narrateur Danny qui nous guide jusqu’à sa quarantaine à travers sa relation avec son père, ses ambitions, sa vie de couple et de père, et surtout, sa magnifique relation avec sa sœur.

La chronologie n’est pas complètement linéaire, il y a des sauts dans le temps mais toujours en délicatesse. Ce qui, de manière générale, m’éloigne des récits, ici n’a fait que m’y ancrer tellement tout était organisé, judicieusement maîtrisé. On est juste transporté d’époque en époque mais tout est bien ancré et décrit. On ne peut être qu’admiratif.

Maeve sera celle qui le protègera et remplacera leur mère puis les rôles s’inverseront 

Maeve sera celle qu’il voudra protéger mais restera celle qui sera son point de repère.

C’est tendre, délicat, touchant. Une histoire formidable basée sur la relation fraternelle contée avec une plume magnifique.


4 réflexions sur “La maison des hollandais de Ann Patchett

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