Main Street de Sinclair LEWIS

Plaisir de lecture : 17/20

j’ai aimé :

  • Le personnage féminin principal
  • Le style subtilement ironique

Main Street de Sinclair Street

Traduit par Suzanne Flour
Parution le 13/07/2022 aux Editions de L’Archipel
713 pages

Présentation de l’éditeur : Le roman le plus célèbre du prix Nobel de littérature 1930. Gopher Prairie, Minnesota. Quelques milliers d’âmes, au cœur d’une vaste plaine agricole. Un microcosme engoncé dans ses coutumes et son esprit de clocher. Une ville avec sa gare, son église, ses boutiques, sa grand-rue. Et son médecin, Will Kennicott.
Une vie d’ennui et de frustrations que découvre Carol, sa jeune épouse, qui a grandi et étudié à Saint Paul, métropole ouverte aux idées neuves. Pétulante, intrépide, la jeune femme s’est promis de secouer les habitudes et d’embellir Gopher Prairie.
Mal lui en prend : une sourde hostilité répond à ses projets de réforme. L’arrivée en ville d’un jeune tailleur idéaliste, Erik Valborg, donnera-t-elle forme aux rêves d’émancipation de cette Emma Bovary du Middlewest ?
Avec cette fresque, Sinclair Lewis a voulu mettre en scène la  » monotone tragédie de la lutte contre l’inertie  » et le choc de deux Amériques, l’une provinciale et puritaine, l’autre urbaine et progressiste. Une satire sociale si mordante que le jury du prix Pulitzer, qui l’avait couronné, lui retira sa récompense au profit d’Edith Wharton.

Mon avis :

Début du XXème siècle, Carol est une jeune femme éduquée qui épouse un médecin. Elle quitte alors la ville pour une bourgade : Gospher Prairie où la femme du médecin est attendue et est l’objet des curiosités. Elle aura aussi l’occasion d’être l’objet de comérages mais ca c’est le cas pour beaucoup.

Très vite, Carol s’ennuie au sein de cette aristocratie qu’elle essaie pourtant de changer désespérément notamment en introduisant la littérature, la poésie, le théâtre dans le quotidien mais souvent en vain.  

Sa vie de couple de l’enthousiasme non plus. Elle est rythmée par les incompréhensions avec son mari mais chacun essaie de s’adapter, de comprendre l’autre.

Carol est un personnage assez constant ou plutôt fidèle à elle-même, insatisfaite et qui essaie désespérément de changer les choses. Elle en devient tantôt exaspérante tantôt fascinante et touchante. 

Autour de Carol, l’auteur dresse un magnifique tableau de l’aristocratie, si pieuse et souvent imbue d’elle-même de ce bourg, souvent empreint d’ironie, de sarcasme. 

C’est le portrait d’une société mais aussi d’une époque. On aborde la condition des travailleurs, l’entrée des Etats-Unis dans la première guerre mondiale.

Malgré l’ennui de Carol qui traverse l’ensemble de l’oeuvre, le lecteur,  lui, voit son intérêt relancé par les différents élans de Carol pour changer les idées au sein de la bourgade, de nouveaux arrivants, de nouveaux projets et le passage par la vie d’autres personnages qui gravitent autour de Carol et en donne des visions différentes.

Une plume que j’ai beaucoup appréciée. 

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