American Predator de Maureen Callahan

J’ai aimé:

  • L’ambiance glaciale
  • la construction du livre et le choix de l’approche de l’autrice

American Predator de Maureen Callahan
Traduit par Corinne Daniellot
Parution le 04/11/2021 aux Editions Sonatine
360 pages

Présentation de l’éditeur :

Anchorage, sur les rivages glacés de l’Alaska. Dans la nuit du 1er au 2 février 2012, la jeune Samantha Koenig termine son service dans un petit stand de café battu par la neige et le vent. Le lendemain matin, elle n’est toujours pas rentrée chez elle. Une caméra de vidéosurveillance apporte vite la réponse : on y voit un inconnu emmener l’adolescente sous la menace d’une arme. Commence alors une véritable chasse à l’homme, qui permet au FBI de mettre la main sur un suspect potentiel, Israel Keyes. Un homme qui semble pourtant au-dessus de tout soupçon, honnête travailleur et père d’une petite fille.

À travers une enquête digne des meilleurs thrillers, Maureen Callahan retrace le parcours meurtrier d’un prédateur au modus operandi glaçant qui a sévi durant des années sur l’ensemble du territoire américain, sans jamais être inquiété. Véritable voyage au coeur du mal, American Predator pénètre les rouages angoissants d’un esprit malade et ceux, grippés, d’une machine policière empêtrée dans ses luttes internes. Un périple sauvage, aux confins de la folie.

Mon avis :

Samantha travaillait dans un stand de café. Elle a disparu une nuit et les premières hypothèses s’orientent vers une fugue ou  son petit ami. L’enquête dure plusieurs semaines. Son père est très actif sur les réseaux sociaux. Il prélève des fonds, réussit à collecter une jolie somme. 

L’enquête devient une traque après une demande de rançon. Le suspect passe par plusieurs Etats. Ce critère fait entrer le FBI dans les recherches. 

La traque est minutieusement décrite, très intéressante car on distingue les compétences et les limites d’intervention de chacune.

Le suspect arrêté, il passera aux aveux.

Les interrogatoires sont terrifiants.  Israel Keyes n’en est pas à son premier enlèvement. C’est un chasseur.

L’histoire, déjà inquiétante, devient effroyable avec les faits racontés, le mode opératoire, le choix des victimes tout à fait au hasard, les personnes sauvées à quelques secondes prêt, à la manière et le détachement, parfois l’amusement qui les accompagne. 

Ce que j’ai trouvé très intéressant c’est aussi le jeu de pouvoir sur lequel Maureen Calahan met l’accent durant les interrogatoires, la volonté constante de Keyes de prendre le dessus sur ce qu’il décide de révéler ou pas, les tentatives des interrogateurs pour l’amener à dévoiler les choses.

Si c’est un huis clos autour de ce prédateur, il ne s’agit pas ici de voyeurisme, juste de l’exposition des actes d’un tueur en série, il y a bien plus.

L’autrice nous révèle les rouages et les jeux de pouvoir entre le Procureur, le FBI, les policiers, un regard sur l’origine de ce mal inexplicable du point de vue d’une personne “normale”. La partie consacrée à l’explication de l’état psychologique d’Israël Keyes par rapport à son enfance et son vécu est captivante.

Un true crime, addictif, glaçant et obsédant dont il faut noter la construction remarquable, évitant au lecteur de se lasser d’une simple confession.

J’ai eu des nuits blanches à cause de ce livre que je ne voulais plus lâcher et qui m’aura bien effrayée.


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