La dernière balade de Jean Townsend de Fred Vermorel

Plaisir de lecture : 19/20

Je recommande : A ceux qui aiment le true crime, les enquêtes, la sociologie, l’histoire. C’est passionnant

J’ai aimé :

  • la démarche détaillée
  • le portrait d’une époque, la vision de la femme, le tableau sociologique

La dernière balade de Jean Townsend de Fred Vermorel
Traduit par Simon Bouffartigue
Parution le 19/08/2021 aux Editions Sonatine
528 pages

Présentation de l’éditeur : Une enquête passionnante sur le Dahlia noir anglais. Londres, 1954. Jean Mary Townsend, une jeune styliste travaillant dans le monde du spectacle, est retrouvée étranglée. Les circonstances du meurtre restent obscures, tout autant que l’identité de l’assassin. Le jeune Fred Vermorel lit en une de l’Evening Standard un compte rendu de ce fait divers qui, toute sa vie, va l’obséder. Sept décennies plus tard, il nous livre les clés et, peut-être, la solution de cette incroyable affaire.
Son enquête acharnée nous mène dans les milieux de la nuit londonienne, que Jean fréquentait assidûment. Là où se croisaient grand banditisme, show-biz, politique, de Joan Collins à la princesse Margaret en passant par Rock Hudson, Profumo, les frères Krays ou encore Sarah, la fille de Winston Churchill. Des clubs généralement clandestins, des bars gay, des lieux transgressifs, ouverts à tous les délires sexuels, où la drogue circulait à foison. Des endroits de perdition pour des jeunes filles souvent trop naïves.

Au-delà d’un superbe true crime, Fred Vermorel lève le voile sur une époque et ses moeurs dans ce récit fascinant, illustré de nombreux documents d’archives.

Mon avis :

1954 en banlieue de Londres, Jean Townsend est retrouvée morte sur un terrain vague. Ce meutre a été classé, non élucidé.

Fred Vermorel exploite dans ce livre toutes les hypothèses qui ont été invoquées pour élucider le meurtre même les plus farfelues.

Années 50, au sortir de la guerre, Jean vivait à Ruislip ville qui accueille un contingent de l’armée américaine. Certaines hypothèses visent d’ailleurs des américains. 

Jean était une styliste, une femme indépendante qui fréquentait les milieux des clubs et du spectacle. De par ses ambitions et ses fréquentations, elle faisait partie de ces femmes qu’on considérait comme étant de mauvaise vie.

A travers cette enquête, c’est tout un univers que l’auteur exploite et nous dessine avec les milieux artistiques, les réunions secrètes, les clubs clandestins, le milieu homosexuel, la traque des homosexuels par la police.

Ses recherches sur ces milieux le mènent également à nous donner une autre image de la haute société qui y participait, notamment le prince Philip, Sarah Churchill, la princesse Margaret et son mari. 

L’enquête est complètement immersive. Et au-delà c’est le tableau d’une époque et d’un milieu que l’auteur nous offre avec notamment la condition féminine, la mode, la libéralisation des mœurs. Il ancre son enquête dans une période historique, celle de sortie de guerre. 

L’auteur nous  guide en nous détaillant la procédure de ses recherches, toutes ses sources,  les entretiens, les portes closes, même les recherches ebay. Les photos et coupures de presse sont nombreuses. C’est foisonnant, bien construit et très intéressant.


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