Ces orages-là de Sandrine Collette

Plaisir d’écoute : 18/20

Est-ce que je recommande ? Vivement, une histoire et une écoute très prenantes

J’ai aimé :

  • l’histoire et le personnage principal bouleversant
  • la voix et le ton justes

Ces orages-là de Sandrine Collette

Lu par Marie Bouvet
Parution le 19 mai 2021 aux Editions JC Lattès
Durée : 5h45

Présentation de l’éditeur : C’est une maison petite et laide. Pourtant en y entrant, Clémence n’a vu que le jardin, sa profusion minuscule, un mouchoir de poche grand comme le monde. Au fond, un bassin de pierre, dans lequel nagent quatre poissons rouges et demi.
Quatre et demi, parce que le cinquième est à moitié mangé. Boursouflé, abîmé, meurtri : mais guéri. Clémence l’a regardé un long moment.
C’est un jardin où même mutilé, on peut vivre.
Clémence s’y est installée. Elle a tout abandonné derrière elle en espérant ne pas laisser de traces. Elle voudrait dresser un mur invisible entre elle et celui qu’elle a quitté, celui auquel elle échappe. Mais il est là tout le temps. Thomas. Et ses orages.
Clémence n’est pas partie, elle s’est enfuie.
Avec Ces orages-là, Sandrine Collette se fait la voix de l’intime et nous offre un roman brut somptueux sur les ravages de l’obsession, servi par cette écriture au cordeau qui la distingue.

Mon avis :

Clémence est boulangère, maigrichonne depuis toute petite, elle sort d’une relation toxique et doit se reconstruire.

Elle a changé de boulangerie, a déménagé, doit réapprendre à vivre seule, à tisser des liens car quand elle était avec Thomas, pendant trois ans, elle a coupé les ponts avec ses amis sauf avec Manon. Elle s’est même coupée de sa mère.  Il n’y a plus que Manon à qui elle racontait ce que lui faisait endurer Thomas. Clémence est hantée par Thomas et par ce qu’il lui faisait endurer, les moqueries, les colères, les traques.

Et ce qu’il lui faisait n’était pas visible bien sûr, on ne voit pas ce qui est blessé psychologiquement. Mais Thomas est un gentil garçon, les gens ont du mal à croire Clémence. Et pourquoi la croire cette jeune fille si maigre si timide ? 

Pour se reconstruire, Clémence se souvient aussi de son enfance, des moqueries envers elle. On oscille entre souvenirs d’enfance, souvenirs douloureux de sa vie avec Thomas et le présent avec le besoin de se reconstruire. 

Le récit est poignant. J’ai adoré l’histoire.

Clémence est un personnage solitaire, blessé et très attachant. 

C’est aussi un personnage en colère qui ne veut plus être invisible, être celle devant qui on passe à la caisse, celle qui finira seule.

Elle rencontre une autre personne blessée, son voisin dont elle va se rapprocher. 

La voix de la lectrice est régulière, posée et juste. C’est très bien interprété sans être surjoué et met très bien en valeur les pensées de Clémence.

Le ton est juste et adapté aux sentiments et aux pensées de Clémence, qu’elle soit perdue dans ses souvenirs d’enfance, nostalgique, terrifiée par les souvenirs de sa vie avec Thomas, ou en colère, la lectrice sait adapter son rythme de lecture pour rendre l’écoute entraînante et fidèle au personnage principal. 

J’ai adoré cette écoute.


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