Un pays à l’aube de Dennis Lehane

Plaisir de lecture : 20/20

Je recommande : COUP DE COEUR

J’ai aimé :

  • absolument tout

Un pays à l’aube de Dennis Lehane
Traduit par Isabelle Maillet
Parution en septembre 2010 aux Editions Rivages
864 pages

Présentation de l’éditeur : Amérique se remet difficilement des soubresauts de la Première Guerre mondiale. De retour d’Europe, les soldats entendent retrouver leurs emplois souvent occupés par des Noirs en leur absence. L’économie est ébranlée, le pays s’est endetté et l’inflation fait des ravages. La vie devient de plus en plus difficile pour les classes pauvres, en particulier dans les villes. C’est sur ce terreau que fleurissent les luttes syndicales, que prospèrent les groupes anarchistes et bolcheviques, et aussi les premiers mouvements de défense de la cause noire.
Après la série Kenzie-Gennaro, Mystic River et Shutter Island, Dennis Lehane s’attaque au défi de raconter la naissance de l’Amérique moderne sous la forme d’une flamboyante épopée. Noir et social, lyrique et intimiste, Un pays à l’aube démontre que Lehane est l’une des voix majeures du roman américain contemporain.

Mon avis :

Ce livre est  époustouflant. Dennis Lehane nous plonge progressivement dans une ville sous tension et il nous la fait vivre au sein de la famille Coughlin. Dans cette famille, la loi est une histoire de famille, entre Thomas Coughlin, le père, capitaine de police à Boston, son fils Danny patrouilleur, qui a pour ambition de gravir les échelons et son frère, Connor qui travaille pour le procureur. Lehane ancre parfaitement son histoire en se servant du contexte de tension sociale et raciale de l’époque. 

Pour ceux qui aiment les livres qui plantent l’histoire dans l’Histoire, il faut absolument s’arrêter sur ce livre.

À la fin de la première guerre mondiale, les soldats américains rentrent au bercail, il faudra leur libérer des postes de travail, c’est dans ce contexte que Luther est licencié. Et oui il est noir, il faut faire de la place.

Du travail, il en trouve mais c’est un travail qui le place au sein de la pègre. Il est obligé de fuir sa ville et laisse sa bien-aimée pour Boston où il rencontre Danny. Ces deux là seront liés par un pacte, puis par une belle amitié.

À Boston, comme dans toute l’Amérique, le coût de la vie a fortement augmenté, la pauvreté, la faim attisent les tensions, des groupes anarchistes ou des syndicats s’organisent en vue de lancer des grèves pour défendre les droits des travailleurs, revendiquer des augmentations de salaire notamment au sein de la police. Dans une ville au bord de l’explosion, même la police revendique et menace de faire grève. 

Pour avancer en grade, le père et le parrain de Danny vont lui demander de s’intégrer à une organisation anarchiste pour leur donner des listes de personnes engagées. 

Danny s’intégrera parmi des anarchistes mais sera également accepté au sein du syndicat  de la Police de Boston. Si Danny est là en mission, c’est un personnage très impressionnant qui finira par être tiraillé entre son  sens du devoir en tant que policier et la compréhension qu’il a envers ses partenaires.

Dennis Lehane maintient la tension dans la ville, dans cette famille, entre ses personnages et dans l’esprit du lecteur durant plus de 800 pages sans temps mort avec une maîtrise parfaite de toute sa fresque, maintenant son lecteur dans un état d’addiction et d’admiration pour son talent de conteur.


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