Tourbillon de Shelby Foote

Plaisir de lecture : 18/20

Est-ce que je recommande ? Oui un très bon roman noir

J’ai aimé :

  • La construction du livre, un roman choral
  • l’ambiance petite ville rurale et pieuse que réussi à créer l’auteur

Titre de Auteur

traduit par Maurice Edgar Coindreau et Hervé Belkiri-Deluen en 1978, révision de traduction de Marie-Caroline Aubert

Parution le 04/03/2021 aux Editions Gallimard 400 pages

Présentation de l’éditeur : À l’ouverture du procès de Luther Eustis, fermier quinquagénaire père de trois enfants, personne ne doute de sa culpabilité. Il reconnaît avoir garrotté Beulah Ross, fille facile qui l’a ensorcelé, avant de la jeter dans le lac Jordan, lestée de blocs de ciment.
Au fil des débats, les voix de la victime, du greffier, du geôlier de la prison, du reporter local, d’un adolescent sourd-muet, de l’accusé, de son épouse et surtout de son avocat, éclairent ce drame rural sur lequel plane l’ombre de la Bible.
La petite communauté du Mississippi va-t-elle, par la voix du jury, condamner le crime qui la renvoie à ses propres turpitudes et perversions ?

Mon avis :

Dans les années 1950 à Jordan County, Mississipi, le corps d’un jeune femme est retrouvé dans une rivière. Une jeune femme connue pour ses moeurs légères, une pécheresse.

Le coupable est vite désigné par un jeune homme sourd du coin qu’on surnomme « nigaud ». C’est un quinquagénaire père de famille, pieu qui ne quitte pas sa bible, Eustis.

Un jury se réunit pour juger de l’état mental de l’accusé, qui a avoué, et prononcer sa sentence.

Le temps du procès, différents personnages prennent la parole : le greffier, le journaliste, le Nigaud, le meurtrier, la victime, l’épouse loyale, l’avocat, le geôlier. Et c’est dans ces différentes prises de parole que le roman prend son rythme, explorant le point de vue de chacun, sa vision de l’histoire, son regard sur les autres acteurs, sur la victime, et sur son meurtrier.

Chaque prise de parole nous immerge dans une autre âme, son histoire, son ressenti.

J’ai été particulièrement touchée par la victime dont l’histoire n’a été que violence et qui a fait l’erreur de trouver l’amour. 

C’est un roman intense, sombre et violent. 

J’ai eu l’impression de lire un huis clos. 

Et derrière ce fait divers, discrètement, apparaissent la discritmination envers les noirs, les séquelles du Viet-Nam, le rôle de la religion dans ces petites communautés, l’Amérique rurale, pieuse parfois à l’extrême. 

Une première lecture de Shelby Foote qui m’a totalement convaincue, impressionnée, j’ai été complètement emportée par ce tourbillon que l’auteur dessine autour de son lecteur comme spectateur, situé au milieu du drame qu’il dessine habilement.


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