Le diable parle toutes les langues de Jennifer Richard

J’ai aimé :

  • La découverte de cet homme froid et calculateur

Le diable parle toute les langues de Jennifer Richard
Parution le 06/01/2021 aux Editions Le diable parle toutes les langues
432 pages

Présentation de l’éditeur :Magnat de la presse, de la finance et du pétrole, ami et complice de tous les chefs d’Etat, mais également mécène de toutes les causes, son influence sur le monde a été aussi néfaste qu’invisible.
De la boue des tranchées aux hôtels de luxe à Monaco, de la répression des grèves à l’assassinat de Jaurès, de Cuba à la Namibie en passant par les Balkans, il a profité de tous les conflits armés et sociaux.
Jusqu’à son dernier souffle, il a manoeuvré sans éthique et sans remords pour nourrir la guerre.
Basil Zaharoff, éminence grise des grandes puissances, légendaire marchand d’armes du XXe siècle, est ce diable qui parle toutes les langues.Jennifer Richard, l’auteure remarquée de Il est à toi, ce beau pays, donne voix pour la première fois à ce personnage dont elle fait le symbole glaçant et fascinant d’un siècle meurtrier. Un homme de 87 ans s’éteint dans ses appartements à Monaco. Avec lui, que les journaux ont surnommé L’homme le plus maléfique du Monde ou encore L’homme le plus mystérieux de l’Europe, se taisent six décennies de secrets politiques, stratégiques et diplomatiques. Quelques années auparavant, sentant la mort approcher, il avait convié sa fille à son chevet et lui avait confié des carnets remplis de notes à l’écriture nerveuse. Cet homme, c’est Basile Zaharoff (1849-1936) tour à tour colporteur, arnaqueur, empereur des activités troubles, seigneur de la guerre, éminence grise des grandes puissances. Ce livre est le roman de sa vie.

Mon avis :

Les guerres sont souvent une source d’inspiration pour des romans. J’ai plutôt lu des livres sur des personnages qui la mènent ou la subissent. 

Avec le diable parle toutes les langues, on découvre celui qui y trouve son compte et qui la nourrit. Enfin, comme il dit, lui ne tue pas, il vend des armes. Basil Zaharoff vend des armes mais il ne se limite pas à ce commerce, pour étendre son influence il détient la presse aussi, la banque, se lance dans le pétrole, la banque. Bien sûr, pour être au sommet de tout cela, il créait les bonnes relations dans les hautes sphères.

On découvre son histoire à travers son journal qu’il donne à sa fille adoptive. C’est écrit à la 1ere personne essentiellement mais aussi avec la présence d’un narrateur extérieur qui décrit les derniers jours de Basile. 

C’est un personnage assez détestable, égoïste, froid, intéressé, manipulateur mais le ton du livre est comme neutre. Pour Basil, tout son succès est une évidence.

L’histoire est captivante, ce personnage qu’on aime détester est impressionnant dans ses convictions, calculateur, décrit comme infaillible un peu à l’image des photos de l’homme que j’ai trouvées le menton haut, le regard sévère. Enfin le style est sobre et entraînant.


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