Honoré et moi de Titiou Lecoq

Qu’en ont pensé les lectrices optimistes ?

Elles ont aimé :

  • On cerne bien le personnage
  • La remise en cause des critiques adressées à la mère de Balzac
  • Le ton intime, frais, léger

Elles ont moins aimé

  • Ne pas en savoir assez sur la relation de l’auteure avec ce romancier

Honoré et moi de Titiou Lecoq
Parution le 02/10/2019 aux Editions L’Iconoclaste
256 pages

Présentation de l’éditeur : Il y a bien plus que vous ne le pensez entre une jeune femme d’aujourd’hui, féministe, écrivaine, blogueuse, et Honoré de Balzac…

À la suite du succès de son livre Délivrées ! Titiou Lecoq ne va pas bien. L’époque lui dicte de réussir, elle réussit. Mais pourquoi est-ce que cela ne la rend pas heureuse ? Elle ne sait pas quoi faire. Un jour, pour tromper la déprime, elle décide de visiter la maison d’Honoré de Balzac. Une rencontre s’opère. Une révélation également. Balzac, que Victor Hugo désignait comme « le travailleur puissant et jamais fatigué », n’est pas seulement ça. Il existe un Balzac intime, humain, fatigué, qu’on pourrait nommer le plus grand poissard de l’histoire littéraire. Balzac est un looser magnifique. Et pour une société comme la nôtre, obsédée par l’idée de réussite, c’est un flamboyant contre-exemple. Alors, il devient son alter ego.

L’avis de Manon :

Voici un essai dont je ressors un peu mitigée même s’il m’a globalement plu. J’ai eu plaisir à le lire; J’ai été séduite par le ton et les touches d’ironie que glisse subtilement l’auteur pour donner son avis sur certains éléments de la vie de Balzac.

Le ton est intime. C’est un peu comme une confidence d’une bonne copine qui aurait pu commencer par “mais attends je ne t’ai pas raconté…” Le livre a eu le mérite de me faire connaître Balzac de manière très agréable. On arrive à bien cerner le personnage grâce à la richesse des informations données. Moi qui ne connaissais pas du tout l’homme, je garderai l’image d’un homme trop dépensier, qui a un faible pour les femmes mariées, qui sait satisfaire le désir charnel des femmes ( de l’avis de l’auteure), et qui en voulait constamment à sa mère. D’ailleurs une des choses que j’ai le plus appréciées dans ce livre est la remise en cause des critiques qui s’adressent à la mère de Balzac qui passe apparemment pour une femme qui n’aimait pas son fils, une vipère toujours malheureuse. L’auteure rappelle qu’elle s’est mariée à 17 ans avec un homme de plus de 50 ans (ce qui peut expliquer sa tendance à être déprimée) mais insiste sur sa présence auprès de son fils quand il en avait besoin ainsi que sur tout l’argent qu’elle prêtait à cet homme toujours endetté parce qu’il en voulait toujours plus.

Il y a des références à l’oeuvre de Balzac et l’influence de sa vie sur celle-ci  mais il m’a cependant manqué la mise en avant de la relation de l’auteure avec ce romancier. Je pensais y rencontrer aussi l’auteure de l’essai également.
Une bon essai dynamique qui se lit de manière très fluide, qui m’a dévoilé le romancier à succès avec juste quelques petites choses qui m’ont manquées mais qui n’ont en rien gâché ma lecture.

L’avis de Cécile :

C’est sous l’angle du rapport de Balzac à l’argent que Titiou Lecoq a décidé de placer sa biographie d’Honoré de Balzac, histoire pourtant déjà maintes fois contée, notamment par le brillant Stefan Zweig.

Sous la plume de la romancière française, l’écrivain revit sous les traits d’un homme ambitieux, désireux de faire fortune, mais également immature, perdu dans ses illusions, irrésistiblement confiant en l’avenir qui, il en est certain, lui apportera la fortune dont il rêve.
Et en l’attendant cette fortune, Honoré vit comme si elle lui appartenait déjà, dépenses somptuaires d’habillage, de décoration. Lorsqu’il se retrouve acculé, il dépense encore plus et s’endette, s’endette…
Il accumule les coups du sort, les mauvaises décisions, les affaires foireuses ; de bonnes idées aboutissent sur des échecs magnifiques.

On ressent une immense tendresse de la part de l’auteure pour son sujet, une complicité les rapprochant. On devine également un grand amoureux, respectueux des femmes, à une époque qui avait tendance à les malmener.

Le parler est familier, frais, drôle, et donne l’impression d’une discussion avec une copine. J’imagine que cet aspect peut déranger mais il m’a beaucoup plu, m’a plongée dans l’histoire de Balzac l’homme et non le Balzac le mythe.

On se prend à souhaiter une bonne fortune à Balzac, alors que <spoiler alert> tout le monde sait très bien comment ça se terminera pour lui.


5 réflexions sur “Honoré et moi de Titiou Lecoq

      1. Je n’avais jamais lu Titiou Lecoq par contre.
        Mais comme tu vois, les avis sont partagés. J’ai beaucoup aimé cette familiarité, j’ai trouvé qu’elle arrivait à rendre Balzac sympathique et humain. Manon a été un peu plus gênée.

        J’aime

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