Dans les angles morts de Elizabeth Brundage

Qu’en ont pensé les lectrices optimistes ?

Elles ont aimé :

  • L’ambiance pesante si bien créée par l’auteur
  • Les personnages, le cadre, l’écriture, l’atmosphère ésotérique

Elles ont moins aimé

  • Que ce roman soit le seul d’elle traduit en français…

Dans les angles morts de Elizabeth Brundage
All things cease to appear (08/03/2016)
Traduit par Cécile Arnaud
Parution le 02/01/2019 aux Editions Livre de poche
640 pages

Présentation de l’éditeur : En rentrant chez lui un soir de tempête de neige, George Clare trouve sa femme assassinée, et leur fille de trois ans seule dans sa chambre – depuis combien de temps ? Huit mois plus tôt, engagé à l’université de Chosen, il avait acheté pour une bouchée de pain une ancienne ferme laitière, et emménagé avec sa famille dans cette petite ville étriquée et appauvrie, en passe d’être repeuplée par de riches New-Yorkais. Ce qu’il a omis de dire à sa femme, c’est que les anciens propriétaires, acculés par les dettes, s’y étaient suicidés, en laissant trois orphelins, Eddy, Wade et Cole. Dans les angles morts est aussi l’histoire des frères Hale, et celle de la maison de leur enfance. Pour le shérif Travis Lawton, George est le premier suspect. Mais les secrets sont tenaces dans cette enquête où la culpabilité règne en maître. La prose haletante d’Elizabeth Brundage explore les défaillances enfouies en chacun de nous, susceptibles de nous mener à l’impensable.

L’avis de Cécile :

Lu à l’occasion d’une lecture commune sur le forum Whoopsy Daisy, ce roman a été un véritable coup de cœur !
À Chosen, dans l’État de New-York, à la fin des années 1970, la vie est dure pour les fermiers, qui peinent à garder leurs terres et leurs bêtes. Dans l’une de ces familles, les Hale, la faillite pousse le père à commettre l’irréparable, le suicide, en emmenant sa femme avec lui. Leurs trois fils sont alors confiés à leur oncle, qui vit à quelques kilomètres de là. Le couple de New-Yorkais qui s’installe ensuite avec leur fille de 2 ou 3 ans, les Clare, a acheté la ferme aux enchères pour une bouchée de pain. Quelques mois plus tard, Catherine Clare est assassinée dans cette maison.
L’histoire qui nous est racontée là est celle des Clare avant la mort de Cathy, mais également celle des trois frères Hale après la mort de leurs parents, de Willis, une jeune fille de bonne famille ayant rejeté la fortune familiale pour devenir serveuse, de Bram et Justine, un couple d’amis des Clare.
Tous ces personnages se croisent, se mêlent et influent sur la destinée les uns des autres. Le portrait de George Clare qui se détache de ces multiples points de vue est complexe et terrifiant à la fois.
J’ai tout aimé dans ce roman : les personnages, le cadre, l’écriture, l’atmosphère ésotérique. Les personnages de Cole et Eddy, qui recèlent une richesse qui ne transparaît pas à leur première apparition, m’ont beaucoup touchée.
J’ai aussi particulièrement apprécié la réflexion sur Emanuel Swedenborg, un philosophe suédois « qui se prétendait extralucide« . Sa présence dans les discussions et réflexions des personnages apporte le lien avec le côté mystique du roman, les impressions fantomatiques émanant de la maison. Celle-ci devient une sorte d’entité humanisée, mais, étrangement, pas effrayante à mes yeux.
L’écriture d’Elizabeth Brundage est à la fois poétique et foisonnante, sa narration est totalement maîtrisée et je me suis laissée bercer par sa plume de la première à la dernière page.
C’est dommage que ce roman soit le seul d’elle traduit en français.

L’avis de Manon :

Un premier roman surprenant que j’ai mis du temps à lire et j’ai eu tort !!

Catherine Cale est retrouvée par son mari dans leur chambre, assassinée avec une hache dans le crâne.  Durant cette journée se trouvait également dans leur maison leur fille Franny de 3 ans. 

Le livre nous fait remonter le temps pour connaître les Hale qui vivaient dans cette maison avant le couple et dont les parents ont été retrouvés morts laissant trois garçons qui se  sont installés chez leur oncle. Quand la maison a été rachetée par les Cale, si l’épouse n’a pas réussi à se faire à la maison, Georges s’est bien gardé de de dire à sa femme ce qui s’était passé dans la maison mais elle sent que la maison lui est hostile. Les trois frères Hale reviennent de temps en temps dans la maison pour effectuer des travaux. Le plus jeune Cole vient plus régulièrement et garde Franny. 

J’ai été impressionnée par l’atmosphère pesante, inquiétante que l’auteur a réussi à créer dans ce livre grâce à cette maison qui est comme vivante,un des personnages principaux du livre.  Quant au couple de Catherine et Georges qui y résident, les tensions se multiplient, ils s’éloignent, reconnaissent l’évidence mais aucun ne renonce Franny. Ils sont piégés et malheureux dans leur vie de couple chacun à sa manière.

L’auteur avec sa galerie de personnages bien dessinés et la multiplicité des relations, nous fait passer par plusieurs sentiments. la tristesse, la colère, contre Georges surtout pour la part, le doute, la peur aussi, l’inquiétude.

L’ambiance nous enveloppe pour nous immerger dans l’intimité, les pensées, les démons de ces personnages.  Un roman envoûtant dont le ressenti à la lecture ne me quittera pas de si tôt.


2 réflexions sur “Dans les angles morts de Elizabeth Brundage

  1. Un gros coup de coeur pour moi ! Effectivement, je ne comprends pas pourquoi ses autres romans ne sont pas traduits. S’ils sont du même niveau, nous manquons vraiment quelque chose !

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