Comme une gazelle apprivoisée de Barbara Pym

Qu’en ont pensé les lectrices optimistes ?

Elles ont aimé :

  • L’atmosphère typiquement anglaise
  • Le ton plein d’ironie so british
  • La découverte de Barbara Pym

Elles ont moins aimé

  • Un peu d’ennui par moments pour Cécile

Comme une gazelle apprivoisée de Barbara Pym
Some Tame Gazelle (1950)
Traduit par Bernard Turle
Parution le 06/06/2019 aux Editions Belfond – Collection Belfond Vintage
336 pages

Présentation de l’éditeur : Teinté d’humour et d’ironie, paru en Angleterre en 1950 et chez Fayard en 1989, le premier roman de la grande Barbara Pym chronique délicieusement les intrigues d’une paroisse faussement paisible, qui fleure bon la campagne anglaise…

Les sœurs Bede vivent une existence tranquille et prospère. Volubile et coquette, Harriet voue un culte sans limite aux nouveaux vicaires ; timide et rêveuse, Belinda nourrit une passion pour l’archidiacre Hoccleve. Mais le quotidien de ces demoiselles pourrait bien être chamboulé par la venue d’un fameux bibliothécaire et d’un évêque africain…

L’avis de Manon :

Vous prendrez bien un peu de thé pour accompagner votre visite dans ce village animé par les activités de la paroisse, de son archidiacre qui n’est vraiment pas du matin, de sa femme Agathe qui a une passion pour le rafistolage et le tricot de chaussette. Vous serez agréablement guidé par les sœurs Bene, Harriet et Belinda. Vous pouvez même passer prendre le thé chez elles. Ces deux sœurs-là ont un penchant pour les hommes d’église qui passent par la paroisse mais refusent toutes les demandes en mariage qu’on peut leur faire. Même Belinda, alors qu’on nous fait bien comprendre que la beauté n’est pas une de ses plus grands atouts, contrairement à sa sœur Harriet un peu plus farouche au multiple prétendants.
Ce qui anime le village, ses habitants, nos sœurs Bene et le livre ce sont les visiteurs bien sûr mais aussi et surtout les ragots, les petits pics bien placés, les sous entendus envoyés avec nez pincé et l’espionnage au fenêtre.

J’ai adoré cette balade, dans la paisible campagne anglaise, le ton plein d’ironie so british, acerbe, pince sans rire c’est délicieux. Avec nos deux sœurs adorées, le mariage en prend un coup, on comprend bien que si nos deux héroïnes n’arrivent pas à dire oui c’est parce qu’elles ne peuvent se quitter et surtout parce que se marier c’est abandonner une grande partie de sa liberté (notamment celle de manger à l’heure qu’on veut), alors que l’espérance, les commérages et les convoitises sont beaucoup plus intéressantes. Nos héroïnes ont une routine qu’elles entretiennent. Alors surtout ne vous invitez pas à l’improviste chez elle, elles sont très carrées sur l’heure du thé et les conversations souvent frivoles tournent beaucoup sur l’organisation de la maison et des repas à servir. Juste délicieux !!! Je découvre Barbara Pym et j’en redemande ! De plus, ces couvertures vintages sont magnifiques.

L’avis de Cécile :

So british ! Ce premier roman de Barbara Pym, dont je découvrais la plume, m’a plongée pendant ses 200 pages et quelques dans une atmosphère typiquement anglaise.
Belinda Bede, une vieille fille, vit dans un petit village anglais, avec sa soeur Harriett, vieille fille comme elle. Mais qui dit vieille fille ne dit pas forcément insensible à l’amour et à la séduction. Tandis que Harriette flirte avec tous les vicaires qui défilent au village (#passionvicaire), Belinda se meurt d’amour depuis sa jeunesse pour l’archidiacre mortellement ennuyeux, qui en a épousé une autre.
De messes en déjeuners, d’invitations pour le thé en kermesses de village, nous nous immergeons dans le quotidien des sœurs Bede, moins morose que l’on pourrait l’imaginer.
Les personnages sont joliment croqués, pétillants et drôles à souhait, la malice de l’auteure transparaît dans les rares (et réprimés) accès de clairvoyance de Belinda. Cependant, je me suis ennuyée par moments, et j’ai trouvé que les situations se répétaient.Cela-dit, j’ai apprécié ma découverte de l’auteure et je lirai certainement un autre de ses romans. Celui-ci étant son premier, j’ose espérer qu’il n’est pas le meilleur.


5 réflexions sur “Comme une gazelle apprivoisée de Barbara Pym

  1. Méfiez vous les filles (car je pense que vous êtes deux, non?) je suis uen fan absolue de Barbara Pym, en voie de réussir un challenge personnel : lire tOUS ses romans, et en VO si possible. Là je suis presque à la fin (et pense relire)

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    1. Oui nous sommes bien deux ! 😉 Pour une première lecture de Barbara Pym, ça a été plus convaincant pour Manon que pour moi, mais je compte bien persévérer, on m’a dit que ce n’était pas son meilleur. Bravo pour ton challenge personnel, elle en a écrit combien ?

      J’aime

    1. Je me suis un peu ennuyée, surtout au milieu du livre, mais l’impression générale est plutôt positive. Apparemment, ce n’est pas son meilleur, et ce que tu dis le confirme. 🙂

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